dotN°1 mondial du traitement des brackets d'orthodontie

Etudes retraitement

Plus de 50 études ont été réalisées sur les procédés de retraitement des brackets.

Toutes ces études sont scientifiques. Les résultats sont conformes et comparables. Ils enrichissent la connaissance pour peu que le lecteur garde un oeil critique. En effet, certaines études sont orientées dans le choix des procédés évalués, le choix des responsables des études.

  •  Des praticiens favorables au retraitement se contentent d’évaluer une marque de brackets très résistante en usage clinique et de constater qu’il n’y a pas de différence avec des brackets neufs. Or, les failles de certains procédés se manifestent en cas de récurrence du retraitement ou sur des brackets plus fragiles. De plus certains brackets sont plus sensibles que d’autres au retraitement. En choisissant un bracket très résistant à un procédé, on ne valide pas l’ensemble des procédés et l’impact sur l’ensemble des produits,
  • D'autres études sont commanditées par des fabricants à des responsables de syndicats professionnels organisateurs de congrès. Le procédé est bien établi, un fabricant agissant seul ou mandaté par une association de fabricants explique que le "recyclage" pénalise les fabricants qui devront réduire leur participation aux congrès. Le responsable de la société scientifique est mis sous pression. Il réalise seul ou avec des confrères bien choisis une étude de dénigrement.

 

Études de référence

 

 

1-Impact du nombre de retraitements

 Auteurs : Dr Biray (Université of Bordeaux II UFR Odontology 1988). L’étude réalisée sur le premier procédé Ortho Service (brackelyse) démontre que les brackets conservent leurs caractéristiques dimensionnelles et leur rétention après 4 retraitements. Aucune différence n’est détectée par rapport à un bracket neuf. Le bracket ne présente  aucune trace de corrosion.

 Observations : des essais sont menés régulièrement sur des brackets de toutes marques dont certains dépassent 34 ans en bouche. Il a été constaté que notre procédé de retraitement n’a aucun impact sur la durée de vie des brackets. En l’absence de retraitements chimiques, la durée de vie est uniquement due à la fabrication des brackets.

 

2-Etude de l’impact du retraitement sur la friction

Auteurs : Dr JEC Krabbe, Dr FJM Darqué, Dr M Gouverneur, Pr J.J Milan (Dental faculty of Bordeaux II, 1996)

 Les auteurs ont étudié toutes les techniques présentes sur le marché au travers des laboratoires Erdam, Evernew (Ortho Service), Ortho Cycle. Les mesures de friction ont été réalisées sur des brackets neufs, des brackets d’utilisation clinique, des brackets neufs retraités, des brackets d’utilisation clinique retraités à 0° et 2° d’angulation.

  • À 0°, La friction des brackets neufs retraités et d’utilisation clinique est supérieure de 20% à la friction des brackets neufs. La friction des brackets retraités d’utilisation clinique est inférieure de 10% à celle des brackets neufs,
  • À 2°, La friction des brackets d’utilisation clinique retraités est proche de celle des brackets d’utilisation clinique pour le procédé Erdam, réduite de 10% pour le procédé Evernew et de 15% pour le procédé Ortho Cycle. Logiquement, le procédé Ortho Cycle qui utilise le polissage électrolytique est le meilleur, mais le résultat est biaisé par le fait que la société avait couvert la gorge de silicone dont l’effet est très temporaire.

 Conclusion : La friction statique entre les brackets et les fils est un phénomène compliqué multifactoriel. Même pour les physiciens, de nombreux aspects restent encore obscurs. Les procédés de retraitement ne modifient pratiquement pas le fond de gorge. Les brackets retraités d’utilisation clinique montrent une friction nettement moindre par rapport aux brackets d’utilisation clinique.

 Observations : les procédés de retraitement ne modifient pratiquement pas le fond de gorge. En utilisation clinique, la friction s’accroît du fait des débris et du tartre par rapport au bracket neuf. Le retraitement nettoie le bracket et fait redescendre la friction :

  • à un niveau légèrement supérieur au neuf pour les procédés chimiques sans polissage électrolytique,
  • à un niveau proche d’un produit neuf pour le procédé laser, 
  • à un niveau légèrement inférieur au neuf pour les procédés avec polissage électrolytique (+10%),
  • à un niveau nettement inférieur au neuf pour les procédés comportant le dépôt de métaux précieux plus durs (Rhodium, Palladium) ou plus mous que l’acier (or). Au niveau microscopique, la dureté du Rhodium réduit le risque d’arrachement, tandis que l’or joue le rôle d’un lubrifiant.

 

3-Étude comparative sur la rétention de différents brackets

 Auteurs : G Willems, C.E.L Carels et G Verbeke (Faculté de médecine de Louvain Belgique, Journal of dentistry, vol 25, 1997)

 L'étude montre que la rétention des brackets varie en fonction de la surface, et de la structure des rétentions : le niveau le plus élevé est obtenu avec les brackets céramiques à rétention mécanique par projection de particules de céramique. Il est constaté que l’impact de la création de micro rétentions varie avec la nature de la base.

 Observation : l’approche de la rétention est intéressante. Elle a contribué à valider notre formule mathématique de rétention. Lire l'étude

 

4-Étude sur le retraitement des brackets céramiques

 Auteurs : R Martina, A Laino, V Cacciafesta et P Cantiello université de Naples Federico II Italy European Journal of Orthodontics 1997)

 L’étude étudie le retraitement des  brackets céramiques. Le retraitement a été réalisé sur des brackets comportant des grains. On constate que le nombre de grains diminue au fil des retraitements. Les brackets restent fonctionnels, mais la quantité résiduelle de composite sur la dent augmente ce qui ne crée pas de risque pour le patient.

 Observation : Evernew compte le nombre de grains et élimine les brackets céramiques quand le pourcentage de grains est insuffisant. Lire l'étude

 

5-Sur le retraitement des brackets. Étude documentaire et visuelle.

Auteur : Pr Moschos Papadopoulos (Revue d’orthopédie dento-faciale France 2001 N°2)

 En 1999, les fabricants ont demandé à la SFODF (Société française d’Orthopédie Dento Faciale) de dissuader les praticiens de retraiter leurs brackets en prétendant qu’un bracket retraité était forcément moins bon qu’un neuf. Le secrétaire général de la SFODF, un scientifique intègre, a proposé que soit réalisée une étude scientifique d’évaluation. Nous avons immédiatement accepté. Les fabricants ont refusé. Ils ont commandé une étude au Dr Papadopoulos un orthodontiste Grec réputé qui était aussi responsable des congrès. Ce praticien a dénigré des procédés abandonnés Ortho Bonding, Esmadent. Il a réalisé une analyse au microscope des attaches retraitées par Ortho Cycle et montré des anomalies. Il a ajouté les considérations légales et éthiques revendiquées par les fabricants. La SFODF a accordé un droit de réponse aux laboratoires de retraitement. Ortho Cycle a répondu en produisant des photos de brackets neufs qui comportaient des anomalies de même nature ainsi que des brackets comportant des défauts de fabrication.

 Observations : Cette étude n’a pas évalué les procédés Ortho Service et Erdam (représentée en Grèce par Hellas recyclage) qui étaient connus et largement majoritaires. Il y a peu de non-conformités chez les bons fabricants, mais quand elles se produisent, elles concernent un grand nombre de brackets. Lire l'étude

 

6-Impact des traitements chimiques, thermiques, électrolytiques et au laser sur les propriétés dimensionnelles structurelles et fonctionnelles des attaches orthodontiques

 Auteur : Michel Muller Revue d’orthopédie dento-faciale France 2001 n°3  accéder à l'étude

 Nous répondons à l’étude du Dr Papadopoulos et rétablissons la vérité la vérité par une étude dimensionnelle. Nous démontrons que :

  • Les traitements  chimiques provoquent un piqueté qui augmente la surface de  contact avec la salive et de ce fait la corrosion,
  • Le polissage électrolytique utilisé après ces procédés annule le risque de corrosion.  Hélas, il provoque une augmentation de la taille de la gorge ce qui a un impact sur le traitement. En début de traitement, la réduction de la friction accélère l’alignement. En fin de traitement, l’élargissement de la gorge enlève rapidité et précision dans le déplacement de la dent, oblige le praticien à s’adapter ce qui allonge le délai de traitement.
  • Le procédé laser Yag n’a pas ces inconvénients et permet de remettre en service un bracket doté des mêmes propriétés qu’un neuf. Le contrôle qualité unitaire est effectué selon les mêmes exigences que pour un bracket neuf.
  • Le nombre de retraitements dépend de la nature du bracket de son utilisation. Les brackets déformés à la dépose sont éliminés. Certains brackets peuvent durer 50 ans, d’autres ne doivent pas être retraités, d’autres enfin ne devraient même pas être mis sur le marché (non respect des tolérances Orthonorm). Lire l'étude

 

7-Étude sur la  rétention des brackets retraités par des procédés chimiques

 Auteurs F . Heravi DDS MS, R. Naseh DDS MS (Dental Research Journal vol 2, N°2, Winter 2006)

 L’étude compare la rétention de brackets neufs Dentaurum à treillis aux brackets retraités par différents procédés dont le procédé chimique sans polissage électrolytique. Selon les procédés, la perte de rétention va de 0,5 à 20 %. Il n’y a aucun impact en usage clinique.

 Observation: Le bracket Dentaurum testé dispose de très gros fils de rétention. Il reste rétentif même si les fils perdent 50% de leur diamètre.  Le choix de ce bracket est favorable au retraitement. Lire l'étude

 

8-Étude comparative de procédés de retraitement de brackets

Autoren:  DRS Susanne Reiman, Ashalata Rewari, L. Keilig, Friedrich Widu, Andreas Jäger, Christoph Bourael (Fortschritte der Kieferorthopädie 2012 73 454-466)

 Cette étude mesure l’impact de quatre procédés :

  • Le chalumeau, procédé ancestral que je pensais disparu en 1980,
  • La Big Jane d’Esmadent qui a eu un certain succès entre 1978 et 1885 avant de disparaître à son tour,
  • Un bain d’acide comportant 55% d’acide nitrique et 32% d’acide chlorhydrique. Ce procédé est aussi stupide que dangereux. Ces  acides ne doivent jamais entrer en contact avec des brackets. L’acide nitrique détruit les soudures qui ne sont pas en or pur. Quant à l’acide chlorhydrique, il dépassive les brackets et les fait rouiller. Dans une autre étude, il a même été proposé d’utiliser l’acide sulfurique au risque de défigurer les opérateurs en plus de détruire les brackets !
  • Le procédé de retraitement chimique sans polissage électrolytique Ortho Clean, seul digne d’intérêt dans cette étude dans la mesure où il est très répandu en Europe et n’avait été évalué qu’au niveau de la friction auparavant à notre connaissance.

 Le bracket utilisé est le bracket Equilibrium de Dentaurum à rétention laser alors que l’étude précédente (Dr Haravi n°7) analysait des fils de rétention de 200 microns. La présente étude évalue l’impact du retraitement sur des rétentions de 20 microns soit dix fois moindres. On est passé d’un extrême à l’autre. Ce choix n’est pas anodin, les auteurs ont choisi les bracket dont les rétentions sont les plus fines au monde que j'avais cité dans mon étude de 2001.

 Voici les résultats :

  • L'efficacité du nettoyage : l’examen sous microscope montre que tous les brackets laissent subsister du composite soit 20 % pour le procédé Esmadent et la flamme, 25% pour le bain acide ce qui n’a rien d’étonnant, 5% pour recyclage chimique. Les résultats obtenus par le chalumeau et le procédé Esmadent sont dus à un travail insuffisant de l’opérateur. Normalement, ces procédés ne laissent pas subsister de composite. Sur le plan du collage, cela ne pose pas de problème,
  • La corrosion : l’examen de la corrosion montre que la flamme conduit à 60% de corrosion sur les plots et 70% sur la base. Pour le bain acide, on note 35/40% de corrosion sur les plots et 45/55% sur la base. On n’en attendait pas moins face à une telle composition d’acides. Plus intéressant, les auteurs trouvent 30% de corrosion sur les plots et 20% sur la base du bracket retraité chimiquement à froid,
  • La libération d'ions nickel : l’analyse de la libération d’ions nickel montre une libération de 0,15 µg pour le bracket neuf, la flamme, le bain d’acides, 0,17 µg pour la Big Jane et 0,18 µg pour le procédé Ortho Clean. Les valeurs sont proches, il aurait été intéressant de comparer le taux de libération des brackets Dentaurum avec d'autres tels que des brackets en acier 316L. Le retraitement chimique ne modifie pas la structure, nous pensons que les brackets se repassivent à l’air et que l’augmentation du taux de libération des ions est proportionnel à l’augmentation de la surface du fait du le piqueté de corrosion. Des études sur le procédé Big Jane donnent des valeurs deux fois plus élevées que pour les brackets neufs. L’étude du Dr Jäger les contredit donc. Le procédé thermique oxyde la couche externe du bracket. La solution de nettoyage fournie par Esmadent enlève les oxydes et repassive le métal. La libération d’ions redevient proche de la norme. Une étude réalisée sur les brackets neufs montre que le taux de libération de nickel varie de 1 à 10 selon la marque de brackets. Les  brackets comportant du chrome cobalt et très peu de nickel en libère plus que les brackets riches en nickel. Le nickel dans l’acier inoxydable réduit le risque de corrosion. Pour créer une rétention laser, Dentaurum fait bouillir le métal d’où l’intérêt de comparer un tel bracket avec un bracket usiné sur le plan de la libération de nickel. On peut aussi évaluer la libération d’ions nickel selon les tolérances journalières. Au final, ce résultat est intéressant, mais insuffisant. Imaginons qu’un bracket Ormodent neuf rejette trois fois moins d’ions que le bracket neuf Dentaurum, la conclusion serait d'acheter des brackets Ormodent et de les retraiter avec Evernew et de ne pas acheter des brackets Dentaurum même neufs. Les auteurs reconnaissent  dans leur conclusion n’avoir pas testé assez de brackets, 
  •  L’élargissement de la gorge : l’étude démontre que le procédé Ortho Clean élargit la gorge des brackets bien qu’il n’y ait pas de polissage électrolytique. Il convient de comparer ces tolérances avec celles qui sont préconisées par Orthonorm appliquées dans notre laboratoire soit pour les brackets de .022 : 546/597. Il est clair que les brackets Dentaurum neufs sont dans les tolérances Orthonorm de même que les brackets retraités par la flamme et le bain d’acides. Selon nos critères, nous éliminerions 30% environ des brackets traités par Big Jane et 50% des brackets traités par Ortho Clean dès le premier retraitement. C’est un point très négatif utilisé par les fabricants de brackets pour dénigrer la profession en se gardant bien d’évoquer nos procédés, 
  • La rétention : les auteurs ne trouvent pas de différence de rétention. Cela confirme mon étude de 2001. En l’absence de polissage électrolytique, la rétention ne baisse pas. Le procédé Ortho Clean enlève un peu de métal, mais cet enlèvement est compensé par l’aspect piqueté généré par la corrosion de surface. Si les auteurs avaient testé le polissage électrolytique, la rétention sur un tel bracket aurait chuté de plus de 30 %. Nous regrettons que les auteurs n’aient pas mesuré la rétention après un second retraitement,
  • La dureté : les auteurs concluent que la dureté ne change pas pour les brackets traités thermiquement ou à l’acide. Par contre la dureté baisse de plus de 10% pour le procédé Ortho Clean. La dureté est favorable à la résistance à la torsion. Le phénomène n’est pas expliqué par les auteurs de l’étude. Il est possible que les produits chimiques qui sont en contact deux mois avec le bracket altèrent la dureté de surface. En usage clinique, l’impact devrait être marginal. Il est regrettable que les mesures aient été effectuées sur une seule marque de brackets. L’écart de dureté entre brackets neufs est bien plus important,
  • La friction : les brackets neufs retraités par le bain acide conservent la même friction que les brackets neufs. Le chalumeau, Big Jane, et Ortho Clean augmentent la friction de 20% ce qui confirme l’étude du Dr Krabbe (N°2). Ce calcul est insuffisant. L’étude aurait dû comparer le bracket d’usage clinique avant et après retraitement ce qui donne de tout autres résultats.

 La conclusion de l’étude reprend mot à mot l’argumentaire servi par les marchands de brackets depuis 35 ans ce qui conduit les auteurs à s’écarter des résultats de leur étude  voire à se contredire :

  • « Les procédés thermiques modifient la dureté » alors même que leur étude a démontré le contraire et que la fabrication des rétentions laser par Dentaurum fait bouillir le métal en surface !
  • « Le micro sablage et tous les types de polissage (Polissage électrolytique) enlèvent des particules de la surface ».  Le polissage par projection de microbilles billes (micro sablage) n’est pas étudié. Il n’existe pas d’études prouvant qu’il enlève du métal,
  • « Tous les procédés de polissage enlèvent du métal ». Certains procédés de polissage enlèvent 30 µ d’autres moins d’un µ. Dans le premier cas, 30% restent conformes au premier retraitement et 5% au second, dans le second cas 99,99%. restent dans les tolérances. Cela n’a rien à voir,
  • « Les procédés étudiés laissent subsister des composites, changent les caractéristiques dimensionnelles, dégradent la surface, augmentent la corrosion ». Le Dr Jäger reprend à son compte le discours que nous tenons depuis 30 ans. Ce discours ne s’applique pas à notre procédé,
  • « Les procédés réduisent la rétention ». C’est exact pour le procédé de polissage électrolytique non étudié, mais contraire aux résultats de l’étude,
  • « Le procédé Ortho Clean conduit à une augmentation de la libération de nickel en bouche ». Les auteurs reconnaissent que le taux de nickel libéré est faible à la limite du détectable et qu’il serait utile de tester d’autres brackets.

 Nous désespérions à ce moment de voir nos procédés testés quand un miracle s’est produit de l’autre coté de la planète.

 

 9-Retraitement des brackets métalliques par plusieurs procédés de retraitement dont le laser

 Auteurs : Farzaneh Ahrari, Mohammad Basafa, Reza Fekrazad, Mohammad Mokarram, and Majid Akbari. Photomedicine and Laser Surgery. January 2012, 30(1): 41-46. doi:10.1089/pho.2011.3088.

 L’étude compare le retraitement laser à d’autres procédés et démontre que le procédé laser permet d’obtenir un niveau de rétention supérieur aux brackets neufs.

 Observation : Pour la première fois, des praticiens non sollicités ont étudié le retraitement laser mis en œuvre par Ortho Service puis Evernew depuis plus de 14 ans ! Lire l'étude

 

 10-comparaison de différents procédés de retraitement

 Auteurs : S Yassaei, H Aghili, E Khanpayeh, M Goldani Moghadam

 Les auteurs comparent plusieurs procédés de retraitement dont le laser CO2. Ils concluent que le laser CO2 laisse subsister du composite alors que le laser Yag élimine tous les composites sans effet secondaire négatif. Lire l'étude

 

 11- Etude du retraitement des brackets par procédé laser Yag

 Auteurs : Prince K Chacko, Jithesh Kodoth, Jacob John ans Kishore Kumar (DPT of orthodontics, AJ Shetty dental college and hospital, Mangalore. Jorthodsci décembre 2013)

 Cette étude compare le laser Yag à des techniques traditionnelles de retraitement. Les auteurs concluent que le laser ne modifie pas les caractéristiques dimensionnelles des rétentions et élimine totalement le composite. Le laser a aussi des propriétés antimicrobiennes. Le laser pénètre dans les composites, mais pas dans le métal qu’il laisse intact. Le laser a totalement enlevé les composites et constitue la meilleure technique pour enlever les composites des brackets. Cette technique évite l’inconvénient de l’échauffement excessif des brackets, la corrosion chimique, elle permet de créer des micro rétentions de telle sorte que les brackets traités sont supérieurs aux neufs. Lire l'étude

 Synthèse des études

 L’historique des retraitements :

 Par ordre chronologique sont apparus :

  • Le procédé au chalumeau : ce procédé ancestral pratiqué au cabinet consistait à approcher une flamme de chalumeau pour carboniser les composites,
  • Le procédé Esmadent qui consistait à carboniser les brackets  à puis à restaurer la brillance par un polissage électrolytique, procédé abandonné au profit des procédés chimiques et laser,
  • Les procédés par solvants et/ou acides avec ou sans polissage électrolytique, 
  • La technologie Laser Yag d’Evernew.

 Synthèse des études comparatives :

 Les points de comparaison des techniques sont :

  • Le taux de libération de nickel,
  • Le taux de composites enlevés,
  • La mesure de la surface corrodée,
  • La mesure de friction,
  • La mesure de la rétention,
  • La mesure des caractéristiques dimensionnelles.

 Les 5 derniers points sont liés et résultent d’une perte de métal. Si le bracket est dans les tolérances d’un bracket neuf, il est fonctionnel au même titre qu’un bracket neuf, sinon, il doit être éliminé.

 

 

Evernew Laser

Chimique sans Polissage électrolytique

Chimique avec polissage électrolytique

Bain acide sans polissage

Esmadent

Thermique

Chalumeau

Thermique

Augmentation taux de libération de nickel selon Jägger

0%

30%

0% 

15%

15%

15%

Taux de composites résiduel

0%

5%

< 5%

25%

20%

5%

Modification structurelle

NON

NON

NON

Non

Faible

Fort

% de surface corrodée

Plot/base

0 %

30% plots

20% base

?

45 % plots

50% base

45 % plots

50% base

50 % plots

75 % base

Augmentation friction: Jäger (1) Krabbe (1)

-10%

 +20%

-0,5%

 -

-15%

 +2%

-

 +10

-

 +10%

-

Perte de rétention

Mascia / Ahrari

Müller

Jäger

0 % (2)

0,5 / 2 %

-

20% (3)

5 /10%

0 %

20/35 %

-

-

-

-

0%

-

20%

-

-

-

0%

Elargissement de la gorge

Buchman

Muller

Jäger

-

0 µ

-

-

15 µ

20 µ

38 µ (4)

20 / 35 µ

-

-

-

10 µ

-

10 / 20 µ

10 µ

-

-

-20 µ (5)

Augmentation du torque effectif  1er retraitement

 

 

 

Au 4ème retraitement

> 4°

> 5°

?

> 4°

?

Conformité Orthonorm (6)

Oui

X%

X%

Non

Non

Non

 Observations :

 (1) : On note une différence entre l’étude Krabbe et de Jäger

 Le Dr Jäger a comparé des brackets neufs à des brackets neufs retraités.

 Le Dr Krabbe a comparé les brackets neufs, d’utilisation clinique, neufs retraités et d’utilisation clinique retraités.

 Le bracket neuf avait un taux de friction de 0,7, après utilisation clinique, le taux monte à 1 (+30%). Pour Evernew, le taux redescend à 0,9, pour Ortho Clean à 0,95. Ortho Cycle fait mieux en ajoutant du silicone, 0,8 mais le résultat est temporaire. En usage clinique, le Dr Krabbe n’a détecté aucune différence entre un bracket neuf et un bracket retraité.

 (2) : Les études de 2013 indiquent que le laser accroît la rétention. L' étude prend en compte le polissage.

 (3) : L’étude de Mascia portait sur le procédé Ortho Bonding. Les procédés ont été améliorés. Attention aux disparités selon les brackets la perte de rétention peut atteindre 30% pour des brackets sensibles au procédé (GAC à triple treillis) en cas de plusieurs retraitements successifs.

 (4) : La société Ortho Cycle a amélioré son procédé de polissage. Elle revendique une amélioration depuis l’étude de Buchmann, constatée dans notre étude de 2001.

 (5) : Valeur aberrante, le chalumeau n’apporte pas de métal. On peut imaginer que le bracket s’est déformé avec la chaleur.

 (6) : La conformité est évaluée par rapport aux normes d’acceptation établies par l’association Orthonorm

 Conclusion:

 Avantages et inconvénients des différents procédés :

  • En présence de températures élevées, les résines se carbonisent en dégageant des oxydes qui altèrent la surface des brackets. Le polissage électrolytique restaure la brillance au prix d’une perte de métal dont l’impact varie selon la taille des rétentions,
  • En présence de solvants, les composites se dégradent, libèrent des dérivés chlorés qui détruisent la couche de passivation. Un processus de corrosion crée un piqueté,
  • En présence d’acides forts (acide chlorhydrique, nitrique, sulfurique) le métal est attaqué et certaines soudures pauvres en or peuvent se dissoudre,
  • Si le laboratoire n’élimine pas le piqueté de corrosion, la couche de passivation se recrée. Consécutivement,  la surface du bracket est augmentée et la libération des ions nickel augmente dans la même proportion,
  • Si le laboratoire élimine le piqueté par polissage électrolytique, la corrosion est plus faible, la friction diminue ce qui est favorable au début du traitement. Malheureusement, une chute de la rétention intervient du fait de l’obtention d’un fini miroir et de la baisse du diamètre des fils de rétention. Elle peut être compensée par un mordançage. Le second inconvénient est l’augmentation de la gorge qui place hors tolérance un certain nombre de brackets,
  • Le traitement laser Evernew n’a aucun impact sur l’intégrité du bracket. La durée de vie d’un bracket ne dépend que de ses caractéristiques d’origine et de l’usage qui en est fait,

 Il a été testé in vitro 100 retraitements sur des brackets Diamond d’Ormodent, 3M Dynalock , GAC Microlock sans que soit noté de différence avec un produit neuf.

 In vitro certains brackets ont été testés 30 ans. Ils demeurent parfaitement fonctionnels, meilleurs que nombre de brackets neufs mis actuellement sur le marché. Certains de nos clients recherchent des brackets nommés ci-dessus pour les utiliser et sont prêts à payer plus cher que pour des brackets neufs de génération actuelle !

 Un bracket d’un fabricant premium retraité chez Evernew est et demeurera quelque soit le nombre de retraitements plus performant qu’un bracket neuf de qualité médiocre.

 

 

 

 

 

 

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